Le matin du 18 avril 2026, l’ambassadrice de la coopération Suisse au Burundi, avec sa délégation, a effectué une visite de terrain dans la commune Rumonge. Sa première escale fut le chef-lieu de la commune Rumonge où elle a été accueillie par Augustin Minani, administrateur de la commune Rumonge. Après un bref entretien avec l’administrateur, l’ambassadrice, accompagnée par sa délégation et l’administrateur se sont dirigés vers le centre de santé de Mutambara. C’est ce centre de soins qui a été choisi pour accueillir Mme Providoli Nicole. Une foule immense était sur les lieux pour l’accueillir.
L’administrateur de la commune Rumonge a, dans son discours, indiqué que la première phase du projet « NI ABACU » a laissé des résultats palpables. « Depuis son démarrage, plus de 29850 personnes ont été sensibilisées aux enjeux de la santé mentale dans la commune de Rumonge. Plus de 2000 patients ont été reçus à l’hôpital de Rumonge dont 893 indigents qui ont bénéficié d’une prise en chargé soutenu par la commune. 69 groupes de parole ont été mis en place au sein de la communauté permettant de tisser les liens de solidarité et de résilience. 17 personnes à risque suicidaires ont retrouvé une raison de vivre grâce aux séances de counseling et 14 couples ont été réconciliés après guérison ».
« Près de 72 % de la population Burundaise a expérimenté un traumatisme psychique »
Augustin Minani, administrateur de la commune Rumonge :« Nous sommes convaincus que la santé mentale est le pilier du développement durable et que sans elle, Nul reconstruction sociale durable n’est possible» Pour M. Minani, le Burundi a traversé des décennies de crise qui ont laissée des cicatrices profondes. « Il est estime que près de 72 pour cent de la population Burundaise a expérimenté un traumatisme psychique », dit-il. Dans ce contexte, reconnait l’administrateur, l’engagement de la coopération Suisse à travers ce projet, n’est pas une aide humanitaire mais un acte de foi à l’humanité burundaise, à l’investissement et à l’avenir collectif. « En soutenant la santé mentale, vous soutenez la paix, la cohésion sociale et le développement durable du Burundi », précise l’administrateur.
Selon l’administrateur, La 2eme phase du projet « NI ABACU » s’inscrit dans la province sanitaire de la province et ambitionne de consolider les acquis à travers le renforcement de l’offre des soins, le développement des ressources humaines spécialisées, la lutte contre la stigmatisation et la réinsertion socioéconomique des patients rétablis. Cette 2e phase représente pour la province Burunga une feuille de route vers une paix durable encrée dans le bien-être mentale de la population.
L’administrateur réaffirme que la commune Rumonge renouvelle son engagement à jouer son rôle de partenaire dans la mise en œuvre de ce projet. Elle continuera à mobiliser les efforts et les ressources à sensibiliser les administratifs à la base et facilitera l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables. « Nous sommes convaincus que la santé mentale est le pilier du développement durable et que sans elle, Nul reconstruction sociale durable n’est possible ».
Pour l’administrateur de Rumonge, chaque franc Suisse investit au Burundi est une graine de paix plantée.
Providoli Nicole, ambassadrice de la cooperation Suisse au Burundi:« La Suisse va continuer à s’engager au Burundi »« La coopération Suisse au Burundi est engagée dans le domaine de la santé et de la santé mentale parce que cette dernière constitue une thématique très importante qui va amener le Burundi vers la paix, la cohésion sociale et le développement durable. La Suisse va continuer à s’engager au Burundi. J’espère que beaucoup de burundais peuvent bénéficier de ce projet », avoue l’ambassadrice.
Il sied de signaler que le projet santé mental pour la paix et le development au Burundi "Ni Abacu", phase 2 vise un objectif global que d’ici 2029, il puisse contribue à mettre en place un système fonctionnel de prévention des troubles mentales, prise en charge et réinsertion socio-économique des personnes atteintes de troubles mentaux post traumatiques au niveau communautaire, au sein de l’armée, de la police et dans les structures de soins existantes et optimiser la formation spécialisée et la recherche en santé mentale des 5 provinces d’intervention (Bujumbura, Bujumbura, Burunga, Butanyerera et Gitega) .
Financé par la Coopération Suisse, il sera exécuté par un consortium de plusieurs organisations à savoir : THARS, MIPAREC, ALUMA-PSM, CNPK, CNP Ngozi, CSM Gitega, Hôpital Muyinga, Hôpital Rumonge, PNB, FDNB, CENAP, PSV, Radio Ejo Heza FM, FLE, Ecole Doctorale (Université du Burundi, Université Lumière de Bujumbura, Université Espoir d’Afrique, Institut National de la Santé Publique) et Caritas Burundi.