En continuant d'utiliser notre site, vous acceptez que nous utilisions les cookies conformément à notre Politique sur les Cookies.
Accepter
En vue de renforcer et d’harmoniser la préparation et la réponse aux épidémies, la Solidarité des Femmes Burundaise pour le Bien-être Social et et le Progrès (SFBSP) en collaboration avec le Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP) a, en date du 17, 18 et 19, organisé un atelier d’échanges avec les acteurs sanitaires des provinces Butanyerera et Bujumbura sur la préparation et la réponse aux épidémies au Burundi.
Les épidémies sont une réalité au Burundi. Depuis le 19e Siècle, le choléra sévit au Burundi. Il n’a cessé d’emporter des vies humaines. A part ce dernier, le Burundi a été et continue d’être frappé par différentes épidémies. L’on citera les plus récentes notamment le MPOX, Covid 19 et l’Ebola qui constituent une menace imminente. A cela s’ajoute les maladies comme la rougeole et la poliomyélite qui sont sous contrôle.  

Dr Godefroid Kamwenubusa, président de la sous-commission chargé de de la Prévention et le Control des Infection (PCI) / Wash et lutte contre les épidémies au ministère de la santé publique informe le public que malgré l’accalmie par rapport à l’épidémie de choléra, cette maladie des mains sale continue de sévir dans la province de Bujumbura, surtout dans la commune Mpanda qui constitue l’épicentre de cette dernière. 

Dr Kamwenubusa explique que la province de Bujumbura est frappée par un manque criant d’eau. Ce qui compromet l’hygiène et l’assainissement. 

Ce cadre du ministère souligne que l’épidémie ne devrait pas dépasser normalement six mois. Ce qui n’est pas le cas car depuis 2023, le Burundi n’a cessé d’enregistré des cas. Cela s’explique par l’extension des villes qui n’est pas suivie par la disponibilité des ressources en eaux et le manque de latrines.

Pour faire face à ce défi, le président de la sous-commission précise qu’avec ses partenaires, le ministère de la santé publique est en train de faire le tout possible pour rendre disponible l’eau dans la commune Mpanda. Il s’agit entre autres des forages, le captage des eaux des montagnes pour augmenter l’accessibilité à l’eau potable. 

Quid de l’Ebola ? 

Parlant sur l’épidémie d’Ebola qui frappe dans la région notamment en République Démocratique du Congo et en Ouganda, Dr Kamwenubusa, président de la PCI/ Wash et lutte contre les épidémies informe que le Ministère de la Santé avec ses partenaires renforce la prévention surtout sur les frontières. Un plan de préparation et de réponse est déjà disponible, la sensibilisation de la population, le renforcement des capacités des prestataires de santé pour faire face à cette épidémie imminente, le laboratoire pour le dépistage déjà disponible, des  sites de prise en charge déjà aménagés pour accueillir les cas suspects et détectés. Il s’agit du site Mudubugu à Mpanda et de Gasorwe à Muyinga.

Pourquoi l’atelier ?

Pour une préparation et une réponse efficace, aussi longtemps qu’il existe un plan de préparation et de réponse au niveau national, des micros planifications opérationnelles au niveau local doivent être élaborées. Objet : renforcer la préparation et la réponse au niveau des provinces sanitaires et des districts sanitaires. Elaborer les plans locaux, harmoniser les approches et interventions en cas d’épidémies entre les provinces sanitaires et les districts sanitaires, analyser les bonnes pratiques ou les défis en cas de réponse, élaborer un plan d’action opérationnelle sur une période donnée selon la situation

Les résultats de l’atelier sont que les provinces sanitaires et districts sanitaires sont capables d’élaborer des plans de réponses locaux adaptés à chaque province et districts sanitaires. 

Dr Viola Ndikumana responsable promotion de la santé à la SFBSP insiste que l’atelier organisé constitue un atelier de coordination et dans la préparation et la riposte aux épidémies. Elle ajoute que la SFBSP estime que les participants seront capables d’agir en cas d’épidémies et surtout de prévenir que les épidémies ne peuvent surgir dans leurs zones d’action.

Esperance Ntirampeba, coordinatrice nationale de la SFBSP signale que l’atelier constitue une occasion d’améliorer leurs méthodes de travail. En plus de l’expertise des facilitateurs, les participants ont aussi un rôle à jouer.

© 2023 EJOHEZA NEWS Designed by DSCOMPANY