Au Burundi, les professionnels de la santé mentale s’accordent à dire qu’avec les situations traumatiques qui ne cessent de se reproduire, notamment les inondations, la sécheresse, les violences conjugales de toutes sortes, les feux, les guerres et les conflits qui mettent à genoux les familles conduisant ainsi à des troubles mentaux nécessitent un accompagnement psychosocial appropriée. Cependant, la prise en charge des cas de traumatismes reste incoordonnée suite au manque de cadre juridique reconnu.
Claudel Nduwimana, Représentant légal de PSVClaudel Nduwimana, Représentant légal de PSV regrette que beaucoup de burundais, en cas de traumatismes ou de stress se confient à leurs proches, à des guérisseurs ou des leaders religieux plutôt qu’à des psychologues. Ce qui, selon lui, handicape une prise en charge efficace et appropriée. Il l’a indiqué lors d’un atelier de réflexion de ce 18 août, consacré au processus de mise en place de l’Ordre Professionnel des Psychologues du Burundi, l’OPPB.
M. Nduwimana souligne que la majorité des victimes continuent de souffrir en silence, faute de prise en charge professionnelle. L’absence de cadre permettant de donner les orientations nécessaires fait que chacun agit à sa manière. Ce qui, selon lui, constitue un défi de taille.
Dr Pr Sakubu Sylvère, un psychiatre reconnait que la santé mentale constitue une préoccupation urgente. De surcroit, Il insiste sur la nécessité de disposer des professionnels psychologues suffisamment structurés, encadrés et responsabilisés pour répondre aux besoins de la population.
Il convient de signaler que cette initiative de PSV relève du projet « NI ABACU », mis en œuvre par le Consortium des organisations œuvrant dans le domaine de la santé mentale, avec le soutien de la Coopération suisse.