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Burundi : Vers la digitalisation des marchés publics20/02/2026 | 16 vues Publié par : HABONIMANA Isidore
L'Agence de régulation des marchés publics (ARMP) accélère le processus de la mise en œuvre du système de digitalisation des marchés publics. Selon Jean Claude Nduwimana, Directeur général de l'ARMP, sur quatorze activités prévues, au moins sept sont déjà réalisées. Le DG prévoit que les premiers tests seront effectués au début de l'année 2027.

Le Burundi cherche à assainir le secteur des marchés publics, et l'ARMP travaille sans cesse pour donner un nouvel élan à ce secteur grâce à la digitalisation. Le processus de mise en œuvre du système Electronic Government Procurement (e-GP) est à une étape importante. Sur quatorze activités prévues, au moins sept sont déjà réalisées, déclare le DG, Jean Claude Nduwimana tout en espérant qu'au début de l'année prochaine les premiers tests seront effectués.  Cette autorité souligne que le projet bénéficie d'un engagement politique de haut niveau, ce qui laisse entendre que la digitalisation des marchés publics est un choix du Gouvernement.

Il fait savoir que c'est la raison d'ailleurs pour laquelle on essaie d'associer tous les acteurs. «L'ARMP avait compris qu'elle doit acquérir une solution consensuelle. C'est pourquoi on essaie d'associer tous les acteurs.», précise-t-il.

Une avancée en matière de la transparence dans la gestion publique


La digitalisation des marchés publics offre de nombreux avantages, selon le DG Jean Claude Nduwimana. « Les statistiques montrent qu'au moins 25% du budget utilisé dans les marchés publics est gaspillé à travers l'inefficience du système actuel », souligne-t-il. En effet, ajoute-t-il, la digitalisation permettra de rendre les processus de passation des marchés publics plus transparents, réduisant ainsi les opportunités de corruption et de favoritisme.

«L’e-GP est le levier qui nous permettra de garantir plus de transparence, de réduire les délais de traitement et d’optimiser l’utilisation des deniers publics», insiste-il.

Le capital humain, pilier essentiel

Pour que le système devienne une réalité, le DG estime que la stratégie doit reposer sur des piliers d'accompagnement cruciaux, notamment le capital humain. Au niveau du projet PAFEN, qui soutient cette initiative, l’on rassure que la question sera prise en compte. Le Coordonnateur adjoint du projet, Ntamatungiro Télesphore indique que PAFEN restera mobilisé pour apporter le soutien nécessaire à toutes les activités, afin que la modernisation des marchés publics soit une réalité au Burundi. 


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