Les violences faites aux femmes et aux filles restent d’actualité. Elles sont d’ordre psychologique, sexuel, économique et physique. Face à cette situation, certaines associations essaient d’arrêter des initiatives visant à barrer la route à toutes ces formes de violences parmi elle, la Solidarité des Femme Burundaises pour le Bienêtre et le Progrès (SFBSP). Ce 25 novembre 2025, elle a lancé la campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles.
Les cérémonies ont eu lieu au siège de la SFBSP. Des chansons en l’honneur des femmes entrecoupaient par des séances de sensibilisation retentissaient. Les participants à majorité des femmes avaient répondus présents. Des hommes aussi. Parmi eux, les bénéficiaires des projets et programmes de la SFBSP ainsi que les futures bénéficiaires.
Avant de passer à l’activité d’ouverture des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, un membre de la SFBSP a d’abord communiqué aux participants et participantes une bonne nouvelle. Celle d’un nouveau projet d’autonomisation des femmes à travers de petits projets génératrices de revenus dont la couture, l’agriculture dans les jardins potagers et l’aviculture. Ce projet touche 60 femmes dont 20 de la province Bujumbura et 40 de la province Butanyerera.
L’édition 2025 des 16 jours d’activisme est lancée sous le thème : « Violence de genre et handicap». Cette édition intègre la dimension genre et le handicap. Le choix de ce thème n’est pas un fait du hasard. Différentes études ont montré que les jeunes filles et femmes sont victimes de toutes formes de violences dont les plus importantes et les plus graves sont la discrimination et la stigmatisation.

Lors de l’ouverture des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux filles et aux femmes, devant les participants et les participantes (le délégué de l’ambassade de France au Burundi, le délégué de l’Union des Personnes Handicapées du Burundi et du représentant de l’action Médor dans la région Afrique et Haïti), la Coordinatrice Nationale de la SFBSP a rappelé que les violences basées sur le genre persistent dans les communautés. Raison pour laquelle, elle a invité tout un chacun a apporté sa pierre angulaire dans l’éradication de ce fléau par le biais de la sensibilisation. Mme Ntirampeba a informé que la SFBSP dispose des centres d’écoute et d’orientation pour femmes et filles à Bubanza, Cibitoke et Bujumbura pour accompagnement psychosociale.
Les bénéficiaires témoignent
Une femme bénéficiaire de l’assistance psychosociale témoigne : « Je me suis mariée à un homme. Cependant, nous n’avons mis au monde que des filles. Après, mon époux est mort. Après sa mort, ma belle-mère m’a maltraité m’accusa d’avoir mis au monde des filles seulement comme si je n’avais pas besoins de garçons. Elle m’a même signifiée que je n’ai pas droit à la terre. Ne supporta pas ces maux, j’ai dû fuir. Après tant d’années de calvaire, j’ai eu connaissance de la SFBSP et je m’y suis rendue. J’ai été bien accueillie. Et, la SFBSP a tellement aidée jusqu’à recouvrer ma dignité et mes droits. Actuellement, avec mes enfants, nous n’avons aucun souci. Nous cultivons les terrains, qui jadis, nous étaient interdites ».
Ces activités ont été réalisées par la SFBSP sous l’appui financier du Ministère fédéral Allemand à travers l’action Medeor