Depuis un certain temps, la 3C en collaboration avec l’OBPE exécute des travaux de protection de la biodiversité dans différentes réserves et parcs nationaux du pays. Ces travaux vont du traçage des pare feux, du piquetage, de la préparation des pépinières de ces jeunes plants d’arbres forestiers et agroforestiers. A côté de la restauration et de la protection de l’environnement, la 3C relève aussi le niveau de vie de la communauté environnante des aires protégées. L’exemple typique est celui de la communauté environnante du parc national de la Kibira, secteur Mabayi que l’Association des Journalistes Environnementaliste du Burundi a rencontré sur terrain jeudi le 29 janvier 2026 pour constater les résultats écologiques et financiers de cette organisation.
Jeudi, 28 janvier 2026. Certains reporters membres de l’association des Journalistes Environnementalistes du Burundi (AJEB) se sont réveillés vers la commune Mabayi province Bujumbura, précisément sur la sous colline Kinga de la colline Rutorero. C’est sur cette colline que se localise une chaine de montagne dénommée « Bose ». Une montagne qui jadis faisait partie de la Kibira avant sans dégradation avec la crise de 1993 qui a secoué le Burundi. Le couvert végétal qui faisait office de la Kibira n’était plus. Les espèces emblématiques d’animaux, d’oiseaux et d’arbres ne sont plus aussi. Bref, une montagne dénudée.
Pour restaurer son couvert végétal et dans l’espoir de repeupler cette chaine de montagne, la 3C en collaboration avec l’OBPE et la population riveraine de la Kibira dont l’Association « Unissons-nous pour la protection de l2environnement ». Cette association regroupe plus de 44 membres issus des familles démunies ou à revenus limités.
Elisabeth Ntahomvukiye est membre de cette association. Nous le rencontrons sur la colline Rutorero. Avec ses amis, ils viennent de réhabiliter un pont construit par 3C qui venait d’être emporté par les pluies de la veille. Après la remise à l’état de ce dernier, elle nous conduit vers la pépinière. Sur le site, de jeunes plants d’arbres forestiers et agroforestiers sont préparés. Ces derniers seront plantés sur les berges des rivières de la localité. D’autres sur la colline « Bose ». Mme Ntahomvukiye fait savoir que sur le site quatre espèces d’arbres forestiers et agroforestiers sont préparés afin de protéger « Bose » contre l’érosion et l’éboulement des berges des rivières.
Quand 3C change la vie des gens
3C ne protège pas seulement l’environnement, elle protège aussi la population par son souci du relèvement de leur niveau de vie. Comme en témoigne la population bénéficiaire. Les activités que la population exécute en faveur de la protection de l’environnement son rémunérées. 60 % sont utilisés pour subvenir aux besoins urgents alors que 40 % sont épargnés pour les projets à venir. « Avec l’avènement de 3C tout a changé. Je peux m’acheter tout ce dont j’ai besoin grâce à la rémunération. Auparavant, avoir les frais de scolarité, de santé, acheter les semences et les fertilisants était un casse-tête. Actuellement ce n’est plus le cas ».
Même son de cloche chez Philémon Baranyiziganiye, lui aussi membre de l’Association. Il affirme que ses conditions de vie ont changé avec l’avènement de 3. « Avant, payer les frais de scolarité, nourrir mes enfants, les faires soigner, les faire habiller etc, était un parcours du combattant. Ce qui n’est plus le cas actuellement ».
Jonathan Sibomana, président de l’association –Unissons-nous pour la protection de l’environnement indique que 3C est perçu par la communauté environnante comme une manne tombée du ciel. « Auparavant, cette communauté vivait dans la précarité. Dès qu’elle a commencé à travailler avec l’organisation la vie a changé. Avec le premier paiement, chaque membre a pu avoir 100 000 FBu. De cet argent, les membres ont pu se procurer ce dont ils ont besoin».
Azarie Ntibashira, responsable du secteur Mabayi au sein de l’OBPE se réjouit du travail abattu par les membres de l’association et les gardes-forestiers. N’eût été ces derniers « Bose » connaitre encore des feux de brousse. La protection de cette dernière constitue la protection de la population environnante et de l’humanité toute entière. Pour lui, si « Bose » n’est pas protégée, ce sont les glissements de terrains, les éboulements, l’érosion et la dégradation de la vie de la communauté.
3C satisfait des résultats déjà atteints 
Blaise Ndyizeye, point focal du parc national de la Kibira à la 3C indique que cette organisation est satisfaite des résultats déjà atteints. La 3C a déjà réalisé plusieurs activités notamment le traçage des pare-feu, préparation et installation des pépinières, la mise en place des ponts de communication intercommunautaire. Il précise que l’importance de ces activités est de protéger la Kibira mais aussi de rehausser le niveau de vie de la population riveraine. Comme il l’indique c’est difficile d’impliquer une population affamée dans la protection de l’environnement. Il rappelle que les moyens dont 3C donne à la communauté œuvrant dans la protection sont utilisés en deux temps. 60 % vont dans les besoins de tous les jours alors que 40% sont épargnés pour les projets futurs.