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Au moment où l'Assemblée Nationale procède à la révision du budget exercice 2025-2026, ce mercredi 23 décembre 2025, l'Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME) apporte son point vu. Les détails dans les lignes qui suivent.
Le président de l'Olucome Gabriel Rufyiri indique que l'organisation dont il représente a été consulté pour la révision de cette loi. Il informe que la contribution a été importante. « Nous avons précisé que le budget doit respecter les lois. C’est à dire qu'il doit placer l’homme au centre d’intérêts. Le mettre en avant, développer une économie nationale orientée vers la population », souligne Gabriel Rufyiri. Il regrette cependant que le Burundi n’a pas encore atteint ce stade. Il explique que le Burundi dispose encore d'un budget de consommation. Un budget de près de 3000 milliards BIF. Il faut noter que le budget annuel total est de plus de 5000 milliards FBu. M. Rufyiri précise que les 2000 milliards restants vont dans les projets et programmes de développement. Ce qui prouve à suffisance qu’avec ce budget dérisoire, le pays ne peut pas prétendre atteindre un développement palpable.  

Pour pouvoir avancer, Gabriel Rufyiri invite le pays à adopter un budget d’austérité. Ce dernier doit être injecté dans les secteurs porteurs de croissance. Il reconnait cependant que le pays reconnaît que le gouvernement a fait des efforts en subventionnant les semences et les fertilisants mais nuance-t-il, mêmes si ces secteurs ont été subventionnés  à hauteur de 60%, ces produits ne sont pas accessibles. Il rappelle que dans le budget en cours de révision, le gouvernement y avait injecté plus de 300 milliard. Il y a lieu de se demander, ces fertilisants et semences sont-elles réellement achetées. Il suggère qu'un audit soit mené pour étaler au grand jour les défis qui hantent ce secteur. 

Une dette supérieur au budget de l'État


Le budget en cours de révision accuse un déficit de plus de 500 milliards FBu. Ce dernier doit être comblé par les dettes intérieures et extérieures. Cela, alors que la dette publique est plus de 7000 mille milliards BIF, c'est à dire  une dette supérieure au budget de l'État. Dans ce cas, explique Rufyiri, le pays ne peut pas avancer. Une raison de plus qui justifie pourquoi le gouvernement doit faire adopter un budget d'austérité. 

Pour Rufyiri, les exonérations incontrôlées constituent aussi un danger. « Dans les budgets précédents, fixées à 18 milliards BIF. Actuellement, elles sont à 110 milliards. Ce qui est étonnant c'est que dans la commission chargée d'attribuer les exonérations figurent de grands commerçants. Comment se peut-il qu'un tel individu ne peut pas se tailler la part du lion.

De nouvelles taxes dans la loi révisée


Par rapport aux nouvelles taxes et impôts contenus dans la loi révisée, Gabriel Rufyiri souligne que la surtaxe constitue un problème sérieux. Et comme le jargon le dit « trop d'impôts tue l'impôt ». Le gouvernement taxe les mêmes produits alors qu'il devrait élargir l'assiette fiscale allant même à adopter d'autres mesures fiscales dont la taxe sur fortune. Il dit ne pas comprendre comment celui qui a une maison paie le même impôt comme celui qui a plus de 100 maisons. 

Le secteur des mines, un secteur de grands défis

Faisant une analyse sur le paradoxe des containers des mines et carrières vendues à l’extérieur du pays et la hausse des taxes sur certains produits, le président de l'Olucome ne tourne pas autour du pot. « Le secteur des mines connait des défis. D'ailleurs, nuance-t-il, des défis communs à d'autres secteurs. Il déplore d'ailleurs le choix des personnes à placer dans ce secteur. Des gens dont les CV et expériences sont douteux. 

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